Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atონდoko Andali, a instruit le Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo attribuée à Fils Mukoko, présenté comme militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Selon le communiqué du ministère de la Justice publié le 21 octobre, les propos rapportés dans cette vidéo feraient état d’une intention de distribuer des armes dans des terrains de football, des églises et des universités. Ils comporteraient également des menaces visant des ressortissants occidentaux présents en République démocratique du Congo.
Le ministère estime que la gravité de ces allégations justifie leur examen diligent par les autorités judiciaires compétentes. À ce stade, le communiqué annonce l’ouverture d’une enquête et ne préjuge pas des conclusions de la justice.
« La liberté d’expression est constitutionnellement consacrée en République démocratique du Congo. Elle ne saurait cependant servir de prétexte à la menace, à l’intimidation ou à la mise en danger de la vie d’autrui », a déclaré Guillaume Ngefa, rappelant que toute allégation de cette nature doit être vérifiée dans le respect de la loi et des droits de chacun.
Le ministre a enfin réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à assurer la sécurité des personnes et des biens, à préserver l’ordre public et à garantir le respect de la légalité, dans le cadre des compétences des institutions de la République.
Rappelons que, dans une vidéo devenue virale ce mercredi sur les réseaux sociaux, Fils Mukoko, présenté comme un militant du parti présidentiel, aurait tenu des propos à caractère xénophobe. Il aurait notamment évoqué la distribution d’armes dans des universités et des églises, avant d’affirmer que les ressortissants occidentaux présents à Kinshasa auraient du mal à sortir. Tout en promettant sit-in devant l’ambassade de la Belgique.