En mission de travail à Jérusalem, capitale de l’État d’Israël, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a eu, mardi 1er septembre, une série d’entretiens de haut niveau avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Isaac Herzog. Ces échanges ont porté sur la consolidation des relations diplomatiques ainsi que sur le renforcement de la coopération multisectorielle entre la RDC et Israël.
Lors de son entretien avec Benjamin Netanyahu, les discussions ont notamment porté sur la sécurité, la défense, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les hautes technologies. À l’ouverture de leur rencontre, le Premier ministre israélien a souligné la qualité des relations entre les deux pays.
« C’est une grande amitié que nous souhaitons approfondir encore plus », a déclaré Benjamin Netanyahu. Les deux dirigeants ont ensuite poursuivi leurs échanges en tête-à-tête, avant une séance de travail élargie aux délégations des deux pays.
Avec le président Isaac Herzog, Félix Tshisekedi a poursuivi les échanges engagés lors de leur précédente rencontre, en novembre 2025 à Kinshasa. Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de développer un partenariat mutuellement avantageux, notamment dans des secteurs jugés prioritaires pour les deux pays.
« Nos échanges ont confirmé notre volonté commune de donner une nouvelle dimension à la coopération entre la République Démocratique du Congo et l’État d’Israël, notamment dans l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’eau, la santé, les technologies et l’innovation, la sécurité, la formation et l’investissement », a déclaré, en substance, le président Tshisekedi.
Pour le chef de l’État congolais, l’enjeu dépasse toutefois la signature d’accords. « Notre ambition est de bâtir avec Israël un partenariat moderne, pragmatique et mutuellement bénéfique, qui ne se mesure pas seulement aux accords que nous signons, mais à leur mise en œuvre et aux résultats qu’ils produisent pour nos deux peuples », a-t-il conclu.
Cette déclaration traduit la volonté affichée par Kinshasa de privilégier une coopération concrète, orientée vers des résultats dans plusieurs secteurs stratégiques.
Avant ces rencontres, Félix Tshisekedi s’était rendu au mémorial de Yad Vashem, lieu dédié à la mémoire des six millions de victimes juives de la Shoah. Le président congolais a notamment visité le Musée de l’Histoire de la Shoah et la Salle des Noms, où sont conservées de nombreuses traces documentant la persécution et l’extermination des Juifs d’Europe. Il a également déposé une couronne de fleurs et ravivé la Flamme du Souvenir dans la Crypte du Mémorial, en hommage aux victimes.
Ce geste symbolique réaffirme l’engagement de la RDC contre l’antisémitisme, le génocide et toutes les formes de haine, ainsi que son attachement au devoir de mémoire. Félix Tshisekedi avait déjà marqué l’histoire en 2021 en devenant le premier chef d’État congolais à se recueillir à Yad Vashem. Sa visite de septembre 2026 à Jérusalem combine ainsi dimension mémorielle et diplomatique, avec l’ambition affichée de donner une nouvelle impulsion aux relations entre la RDC et Israël.
