La ministre des Affaires foncières, O’Neige N’Sele, a clôturé, lundi 24 août 2026 à l’École nationale d’administration (ENA), la première session de formation de 50 Conservateurs des Titres Immobiliers (CTI) venus de plusieurs provinces de la République démocratique du Congo. Organisée pendant près d’un mois, cette formation s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route des réformes engagées au sein de l’administration foncière depuis août 2025.
Cette première vague constitue le point de départ d’un programme plus large consacré au renforcement des compétences des cadres et agents du secteur foncier. Pour le ministère, l’objectif est de préparer les ressources humaines appelées à accompagner concrètement la transformation de l’administration foncière.
Lors de la cérémonie de clôture, O’Neige N’Sele a insisté sur l’importance du facteur humain dans le processus de réforme. Selon elle, la modernisation de l’administration ne peut reposer uniquement sur l’adoption de nouveaux textes et la mise en place de nouveaux outils. Elle nécessite également des agents capables d’en assurer l’application au quotidien.
« Former, c’est préparer l’avenir. C’est donner à l’État les moyens humains de ses ambitions », a-t-elle déclaré.
La ministre a ainsi appelé les 50 Conservateurs des Titres Immobiliers à traduire les acquis de leur formation dans leurs pratiques professionnelles. Elle les a exhortés à privilégier notamment le professionnalisme, l’intégrité, la discipline, le leadership et le sens du service public, des valeurs qu’elle considère comme essentielles à la réussite de la réforme foncière.
Pour O’Neige N’Sele, l’efficacité de cette réforme devra surtout être visible dans le fonctionnement quotidien des services et dans la qualité des prestations offertes aux citoyens. Elle estime que les avancées ne doivent pas être évaluées uniquement à travers les nouveaux instruments juridiques ou administratifs, mais également à partir des changements observés dans les circonscriptions foncières et de la capacité de l’administration à restaurer la confiance des usagers.
Parmi les chantiers en cours figure notamment l’archivage des documents fonciers. La ministre a précisé que cette opération, considérée comme une étape préalable à la numérisation de l’administration foncière, est déjà menée dans sept circonscriptions foncières pilotes à Kinshasa. Elle a invité les conservateurs formés à s’approprier cette dynamique en vue de son extension progressive à l’ensemble du territoire national.
De son côté, le directeur général de l’École nationale d’administration a salué l’engagement de la ministre à placer le développement des compétences au cœur de la transformation de l’administration foncière. Les Conservateurs des Titres Immobiliers ont, pour leur part, réaffirmé leur volonté de mettre les connaissances acquises au service de la réforme et de contribuer à l’amélioration de la gouvernance foncière dans leurs différentes circonscriptions.
Cette première session de formation de 50 conservateurs marque ainsi une nouvelle étape dans le processus de réforme foncière en RDC. Après les efforts consacrés au cadre juridique, le ministère entend désormais renforcer les capacités des agents chargés de faire vivre ces réformes sur le terrain, avec l’ambition de construire une administration foncière plus moderne, efficace, transparente et davantage orientée vers les citoyens.