L’Inspection générale des finances (IGF) a réuni, ce mercredi, les responsables des administrations et services publics autour de son Plan stratégique triennal 2026-2028. Ce séminaire vise à mieux faire comprendre les nouvelles orientations de l’institution en matière de contrôle et de gouvernance publique.
La rencontre s’est déroulée sous le thème : « Plan stratégique triennal 2026-2028 et contrôle systémique de l’IGF : mutation du contrôle pour une meilleure gouvernance publique en RDC ». Elle prolonge la campagne de vulgarisation lancée en juin dernier à destination des différents acteurs impliqués dans la gestion des finances publiques.
Au centre de cette stratégie figure le contrôle systémique, une approche destinée à dépasser la simple constatation des irrégularités. L’IGF veut désormais intervenir davantage en amont afin de repérer les défaillances des mécanismes de gestion, de limiter les risques et de renforcer la sécurisation des recettes, des dépenses et des procédures de l’État.
Prenant la parole au nom de l’Inspecteur général des finances-Chef de service, l’Inspecteur général des finances-Chef de service adjoint, Emmanuel Tshibingu, a appelé à redéfinir les rapports entre l’IGF et les gestionnaires publics. Selon lui, cette collaboration doit s’appuyer sur la prévention, l’accompagnement et la responsabilisation des différents intervenants.

Il a, dans ce cadre, rappelé les trois priorités du Plan stratégique triennal : la prévention, le renforcement des capacités et la digitalisation. Ces axes doivent permettre à l’institution de moderniser ses méthodes d’intervention et d’apporter des solutions durables aux dysfonctionnements qui affectent la gestion publique.
Les travaux ont également été marqués par plusieurs communications. Godefroid Misenga Milabio, secrétaire exécutif du Comité d’orientation de la réforme des finances publiques (COREF), a dressé un état des lieux de la réforme des finances publiques et présenté les perspectives d’amélioration de la performance financière en RDC.
De son côté, le professeur Kodjo Ndukuma Adjayi a développé la question de l’e-administration comme instrument d’amélioration de la gouvernance publique. S’appuyant sur une approche comparative, il a mis en évidence l’importance de la transformation numérique dans la modernisation des services publics et l’efficacité de l’action administrative. Un échange avec les participants a clôturé cette première série d’interventions.
La deuxième partie du séminaire a été consacrée à la présentation de l’Inspecteur général des finances-Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii. Son exposé a porté sur la contribution du Plan stratégique triennal et du contrôle systémique à la gouvernance ainsi qu’à la performance des administrations et services publics.
À travers cette nouvelle orientation, l’IGF ambitionne de faire du contrôle un mécanisme permanent d’amélioration de la gestion de l’État. Il s’agit non seulement de relever les fautes, mais surtout d’en prévenir la survenance, de corriger les faiblesses des systèmes et d’accompagner les administrations vers davantage de transparence, d’efficacité et de responsabilité.