Les boîtes noires de l’aéronef accidenté à Kenge ont été acheminées à Kinshasa le 30 septembre 2026 pour contribuer aux investigations sur les circonstances du crash. Devant le Sénat, le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a indiqué que les causes de cet accident n’étaient pas encore officiellement établies.
« Les boîtes noires récupérées ont été amenées à Kinshasa le 30 septembre 2026 afin de contribuer aux investigations », a déclaré le VPM, en réponse à la question d’actualité du sénateur Faustin Luanga Mukela, relative à la recrudescence des accidents dans les secteurs aérien, fluvial, lacustre, maritime et routier.

S’agissant des causes du crash, Jean-Pierre Bemba a appelé à la prudence, estimant qu’il était encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives.
« À ce jour, il serait prématuré et contraire aux principes d’une enquête technique sérieuse d’affirmer une cause définitive du crash », a-t-il souligné.
Sept hypothèses sont actuellement examinées par les enquêteurs. Il s’agit notamment de l’état technique de l’appareil, de sa navigabilité et de sa maintenance, des conditions météorologiques, des facteurs humains, de la trajectoire et des conditions de vol, des procédures opérationnelles ainsi que d’une éventuelle défaillance institutionnelle.
« Mais une hypothèse ne constitue pas une conclusion d’enquête », a insisté le membre du gouvernement, précisant que la responsabilité des autorités était de laisser les organes compétents travailler en toute indépendance afin d’établir les faits, de déterminer les causes de l’accident et, le cas échéant, d’identifier les responsabilités qui en découlent.
Par ailleurs, le VPM a indiqué avoir immédiatement instruit le Bureau permanent d’enquête sur les accidents et incidents d’aviation, ainsi que les services concernés, notamment l’Autorité de l’aviation civile et la Régie des voies aériennes, de fournir des informations sur l’état technique de l’aéronef accidenté, en particulier sur les résultats de son dernier contrôle de navigabilité. Selon les réponses reçues, l’aéronef et les membres de l’équipage disposaient de documents de bord en cours de validité, notamment de la police d’assurance.

Les conclusions des investigations restent donc attendues pour déterminer les circonstances exactes du crash de Kenge. En attendant, le gouvernement affirme privilégier une enquête technique rigoureuse, seule à même d’établir les causes de l’accident sur la base des éléments recueillis.