Les autorités congolaises ont décidé de maintenir à une soixantaine de kilomètres de Kinshasa un bateau transportant plus de 200 passagers, après le signalement d’un cas suspect de maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Pimbu, située dans la province de la Mongala.
Selon le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, la personne suspectée a développé des symptômes après être descendue de l’embarcation avant de décéder dans un centre de santé. À ce stade, les autorités précisent qu’il ne s’agit pas encore d’un cas confirmé d’Ebola, des analyses étant en cours pour établir le diagnostic.
Dans le cadre des mesures de précaution, un laboratoire mobile a été déployé afin de tester l’ensemble des passagers et des membres de l’équipage. Cette opération mobilise notamment l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a renforcé ses capacités au point d’entrée de Maluku, ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Cette nouvelle alerte intervient alors que les autorités sanitaires poursuivent les investigations autour d’un précédent décès lié à Ebola survenu sur un bateau en provenance de Kisangani à la fin du mois de juillet. Depuis le 15 mai dernier, la République démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola. Au 3 août, le pays enregistrait 3 874 cas confirmés et 1 751 décès répartis dans cinq provinces, renforçant la vigilance des autorités face au risque de propagation de la maladie.